TRANSIT : Speed

Quelque part entre Paris et Londres

18h14 : Dernier tour de piste, dernier au revoir, je suis concentré. L’avion se place dans l’axe de la piste de décollage, le temps s’allonge. Il me faudra toute la puissance des réacteurs de l’A320 pour m’arracher du sol de Paris. Je décoche un petit sourire. L’avion prend de l’altitude très vite et la tristesse m’envahie, toutes les personnes que j’aime sont derrière moi, je les laisse au sol et c’est égoïstement que je pars seul à l’aventure. Mais je n’ai pas peur, je vis l’instant présent et tout va bien. Il faut dire que je n’ai pas eu le temps pour appeler tout le monde avant de partir mais c’est sans compter sur madame Aventure. J’apprends que mon vol qui est bien marqué à CDG sur mon billet décolle en fait d’Orly. Petit coup de stress tout de même mais finalement j’arrive à embarquer à CDG pour un autre vol … 2h plus tôt.

Aéroport d’Hearthrow, Londres

19h13 heure locale : Je pense que je ne me rends pas compte du choc culturel qui va venir dans maintenant quelques heures seulement. Je ne pense pas à grand-chose finalement. Je pense au rôle capital de l’avion dans un voyage. Un open-minder (ouvreur d’esprit) qui nous met en veille pour pouvoir accepter l’explosion des sens qui nous attend.

Quelque part au dessus de l’Ukraine

 1h49 heure de Paris : Ca y est c’est le grand saut. Je découvre les merveilles de la technologie aéronautique dans le domaine des réseaux de partage. Trivial poursuite en réseau dans l’avion. Le problème c’est que mon score est enregistré avec mon numéro de siège et tous les passagers peuvent savoir que le siège 42A à 0% de bonne réponse (pour ma défense, c’est une version anglaise). Je change donc de siège. Je commence à m’imaginer ce qui m’attend. Enfin pas vraiment bien sur mais j’imagine. Ce qui me vient en tête : la fatigue, la saleté, la solitude, mais surtout la beauté et la magie tout autour de moi.

Aéroport de Delhi

 12h20 : Ca y est dernier vol avant le grand plongeon. L’angoisse commence à se faire sentir et j’ai peur de descendre de l’avion.

Quelque part entre Delhi et Katmandou

13h42 : Je me trouve dans un état comateux depuis le départ. Pas le courage de lire, le regard dans le vague à regarder à travers le hublot, un peu tout, un peu rien. Je pense que je m’approche des contreforts de l’Himalaya, la poussière qui plane sur Delhi a été remplacé par une immense mer de nuage cotonneux.

14h45 : Atterrissage et purée que c’est beau. J’aime déjà le paysage de l’avion … fantastique.


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