J5 : Kilo

Bahundanda (1270 m)

8h24 : Quelle nuit de merde. C’est avec un bon mal de bide que je me réveille à 2h du mat suivi d’une bonne averse un joli toit en tôle. Impossible de dormir. La marche va être longue aujourd’hui.

Quelques parts entre Bahundanda et Jagat

12h53 : Après le repas, c’est un immense coup de barre qui me tombe dessus et une petite bronchite qui trainait depuis Katmandou. Les nuits froides des lodges, la poussière qui vole partout et le manque de sommeil n’aide pas à guérir. Mon sac est beaucoup trop lourd, je souffre. Dos, ventre, fatigue, gorge. Pourtant, nous ne sommes qu’à 1100 m d’altitude. C’est écroulé sur la table du restaurant que je me pose toutes les questions sur ma capacité physique à atteindre le col du Thorung-La, seulement 4400 mètres plus haut. J’ai vidé une partie de mon sac à dos que j’ai donné au gérant. Déo pas besoin, on pu en montagne. Sweat Capuche trop lourd, malgré les bons conseils d’une autre routarde. Short en coton, trop de temps à sécher. Crème pour les pieds, pour l’instant ils vont bien. Livres … snif … fera plus de temps pour méditer.

Vu la réaction du gérant, il doit avoir l’habitude de recevoir des dons des touristes inconscients et la scène doit être comique (pour lui). Mon sac me semble encore trop lourd (15 – 16 kilos environ) et j’attends de le porter sur mon dos pour juger.

Un peu avant Jagat

19h58 : “5 min from Spring Hot” (source chaude). Quelle bonne nouvelle. N’allons pas plus loin camarade. Jagat est encore suffisamment loin pour que nous puissions rester profiter de cette source chaude qui nous tend les bras. On pose nos sacs, je fais une petite sieste tout habillé (je garde même les chaussures pour vous dire mon état de fatigue) et j’arrive finalement à me motiver pour aller voir ces fameuses sources d’eau chaude. Finalement, on nous explique que ce n’est pas vraiment 5 min mais plutôt 40 min et on nous explique globalement comment y arriver. Nous partons donc léger (sans sac et ça fait vraiment du bien) sur les traces de cette source chaude. Comme prévu, on se paume et c’est dans les rizières en terrasse que je m’amuse à monter. Finalement, nous arrivons à trouver une charmante dame qui nous accompagne jusqu’à la source où plutôt qui nous trace un chemin jusqu’à celle-ci car je n’aurais jamais trouvé la source sans elle. Et quelle surprise. Enfin la source d’eau chaude. Eau chaude abondante oui mais abondante en petit filet d’eau. En fait, il s’agit uniquement d’un mince filet d’eau qui coule d’une gouttière en bambou. Heureusement, on prend la nouvelle avec le sourire et un moment de partage avec les quelques népalis qui prenait leur douche quand on arrivait. Ca fait quand même du bien de faire trempette dans un peu d’eau chaude.

Nous retournons à l’hôtel et le confort devient de plus en plus sommaire. Les rituels s’installent. Douche froide, on lave les vêtements pour le lendemain, on affine son sac, son portage, on réparti les kilos au mieux. Le prix de l’eau est de plus en plus cher. Ne parlons pas de celui de la bière. Le poids de mon sac est maintenant correct. Un peu lourd mais je peux le porter convenablement. J’ai l’impression que ma maladie va un peu mieux et je vais voir après une bonne nuit de sommeil.

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