J35 : En douceur

Birethanti (1025m)

15h21 : Réveil difficile. Il faut que je m’arrache de mon lit ainsi que de Pokhara qui reste si accueillant avec son confort et sa nourriture Européenne. Allez Vivien, dernier check-up, on ferme les derniers clips du sac, on le sous-pèse, OK ça devrait aller. Je descends mes affaires. Dernier petit dèj, rapidos et let’s go : On the road again. Je repars de l’hôtel avec mon sac sur le dos comme un nomade avec la sensation de quitter ma maison pour repartir vers l’inconnu. Un peu de peur, un peu de tristesse, un peu de solitude mais mes trippes me disent d’avancer. L’aventure m’attendait, elle était juste après les grilles de la gare routière. 85 centimes d’€uros, l’aventure est partout. Seul touriste à bord d’un bus local, l’isolement se fait ressentir. Personne ne parle Anglais et j’avoue que je ne m’ouvre pas aux autres. Je reste concentré sur ma route. Les éléments se déchaînent autour de moi. Les nuages arrivent vite et encercle les collines qui nous entourent. Nous voyageons dans la brume et autant vous dire que la visibilité n’est pas bonne. Halte au milieu de la montagne et d’autres népalis viennent se joindre avec nous, que faisaient t-il ici, il n’y a rien ? Les nuages laissent place à la pluie. Un torrent s’abat sur le bus qui ne ralenti pas son allure. La mousson arrive. Le temps semble s’accélérer. Le stress probablement. Je recouvre mon sac pour le protéger de la pluie. Je n’ai pas de fenêtre. Je regarde la visibilité du conducteur, comme ça, pour voir. Il tient le volant d’une main et essuie son pare brise de l’autre, il n’y a pas d’essuie glace. Je descends in-extremis à Naya Pul, et met mon sac sur le dos avec l’impression d’avoir ma vie dedans. Je descends, je ne vois que des cabanes de tôles sur le bord de la route, je suis belle et bien paumé au milieu de nulle part. Je rencontre un couple d’Espagnol et nous allons terminer la petite marche ensemble. 30 min. Je m’accorde une glissade en douceur vers l’aventure et fait mes réserves avant d’attaquer la montée sur Poon Hill. 1700 m plus haut. Bonjour montagne, je suis de retour.

21h26 : Deux chemins se présentent devant moi et je ne sais pas encore lequel prendre. Soit je suis les Espagnols, soit je reprends ma route seul. Soit à gauche, soit à droite. Soit la vallée encaissée qui semble s’enfoncer dans la jungle, soit la vallée plus grande qui semble aller directement près des cimes. Je ne réfléchi pas, j’essaie juste de sentir et de suivre mon instinct. Au final peu importe : les deux chemins m’apporteront leurs lots de surprises et de rencontres. Je prendrais ma décision demain matin, quand je serais à l’intersection.

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