J47 : Sacrifice

Tansen

La ville offre une atmosphère médiévale à souhait mais ce n’est rien en comparaison des alentours. Je reprends la moto pour aller visiter un temple hindou situé à 10 bornes de mon hôtel. Sensation de liberté et vent dans les cheveux que je n’ai pas. Je grimpe les quelques centaines de marches (de la rigolade après l’ABC) qui mène au temple et Ô surprise : nous sommes Samedi, jour sacrée dans la religion hindoux et surtout le jour des sacrifices. Ce n’est pas forcément ma tasse de thé de voir des animaux se faire décapiter devant moi mais c’est aussi ce que je cherchais. Baigné dans la culture.

Malheureusement, j’ai plutôt baigné dans le sang. Les dernières marches en sont maculées et les dépouilles des animaux sont stockées là, devant moi. Des enfants m’offrent un grand sourire. J’essaie de leur rendre tant bien que mal.

C’est les pieds dans le sang encore chaud que j’entre dans le temple. Pas de chaussure à l’intérieur. Les hindous ramènent offrande et chèvre pour qu’elle se fasse sacrifier dans le temple. Le bourreau aiguise sa grande lame. Je tourne la tête et j’entends le tranchant de la lame taper sourdement contre la souche de bois. Le sang coule à mes pieds. Je ne reste pas plus longtemps.

Je suis l’orchestre qui descend le corps du buffle fraichement décapité et me remet de mes émotions. Il est temps pour une petite marche vers le « Taj Mahal » du Népal.

Enfin petite, il s’agit quand même d’une rando de 7h qui me fait descendre près des rives de la Kali Gandaki, rivière sacré qui passe par Muktinath, ville que j’ai croisé précédemment pendant le tour des Annapurnas.

Après 3 bonnes heures de descente dans la jungle et en plein cagnard, me voilà devant ce mausolé qui ressemble plutôt à un hôtel abandonné. La première impression que j’ai : c’est un squat. Malheureusement, la pauvreté du Népal ne leurs permet pas toujours d’entretenir des sites comme celui-ci et ils sont laissées à l’abandon et les jeunes ados Népalais s’en réjouissent.

Une petite baignade dans la Kali Gandaki s’impose pour refroidir mon corps de toutes ses émotions et je rentre au camp de base pour goûter la cuisine traditionnelle Newar (très spécial et vous pouvez même trouver des restos sur Paris bande de chanceux).

Photos

 

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4 réponses à “J47 : Sacrifice

  1. Laisse toi pousser les cheveux

  2. C’est vrai laisse toi pousser les cheveux, tu auras d’autres sensations……
    Les frissons ont été très forts à l’évocation des animaux sacrifiés….. Je ne sais pas si notre mentalité française peut endurer toute cette culture, mais la philosophie que nous avons de cette religion n’est peut-être pas vue de la même façon lorsque nous passons la frontière…… Ne sacrifie mon Léo à ton retour….. ce n’est pas un temple avenue d’osseville et ne t’endurcie pas trop quand même
    Bisous
    Maman

  3. Oui, laisse toi pousser les cheveux!! Quand on en a, faut pas hésiter!

  4. Comme d’irait Adam: « c’est beurk manman »!
    Je n’aurai pas aimé être à ta place mais il est vrai qu’étant étranger dans ce pays il faut respecter les us et coutumes. Cà donne une bonne leçon de vie…
    Gros Bisous
    Séverine

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