J48 : Fuite vers le mystique

Lumbini

Quand on voyage, on tombe sur différents types de personnes. Je parle des touristes. Ceux avec qui tout va bien et les envies restent les mêmes et ceux avec qui chaque décision prend un temps fou et ont perd plus de temps en palabre plutôt qu’en action. Heureusement, le voyageur solitaire reste libre et c’est là toute sa force. C’est donc seul que je reprends la route vers Lumbini accompagné de ma fidèle monture bleue. Je laisse les deux autres Français à leurs lents préparatifs à l’hôtel de Tansen. L’aventure me tant les bras à nouveau.

Et je retrouve le bonheur du voyage à vitesse grand V. Bien sûr, la moto en solitaire reste une activité assez dangereuse et c’est prudemment que je prends en main la bécane pour qu’elle me guide sans trop de frayeur à mon objectif : Lumbini, ville de naissance de Bouddha. Je retrouve les petits plaisirs simple des rencontres sur le bord de la route avec un petit marchant de fruit, avec des enfants jouant dans un champ au alentour de l’ombre de l’arbre sous lequel je me reposais, au lancer de pierre sur les manguiers pour en faire tomber leurs fruits juteux et sucrés à souhait. Bref, le voyage seul c’est aussi et surtout beaucoup de rencontres éphémères, de sourire et d’accueil chaleureux. Il faut dire que le communautarisme Français n’aide pas à cela et c’est souvent entre nous que l’on se retrouvait dans un resto, sans partager avec les autochtones. Pas très dépaysant tout ça !

Je commence ma route dans les lacets des contreforts de l’Himalaya avec leurs camions et bus lancés à toute blinde dans les virages. Le bruit du klaxon du « Virus Killer » (les bus locales porte parfois des noms) m’explose les oreilles. Il faut savoir qu’au Népal, c’est priorité au plus gros et que le bus locale, champion toutes catégories, n’hésite pas à user du klaxon tout le long d’un village car ils ne connaissent pas beaucoup les freins. « Je suis là donc cassez-vous ». Je tente la même technique mais sans grand succès. Heureusement, j’ai toujours le pied sur le frein près à toutes éventualités.

La route s’allonge et s’affine petit à petit pour devenir une immense ligne droite qui tire à travers champs. Je passe Butwal et ses bouchons. La ville est un lieu de passage et je ne m’arrête que pour alimenter mes propos de quelques photos. Me voilà tirant tout droits à travers champs en direction de la ville sacré. Lumbini.

Ici, à la frontière de l’Inde, il fait 40°C et la température est difficilement supportable. J’attends que le soleil se rapproche de l’horizon pour retrouver une température supportable et je vais m’aventurer dans l’immense parc. Je me concentre sur un point précis, je n’ai pas le temps de tout voir : La colonne d’Ashokar qui détermine l’emplacement de la naissance de Siddhartha Gautama : Le Bouddha.

L’ambiance est calme et détendu, une atmosphère de paix se dégage de ce lieu. Rien d’extraordinaire mais la simplicité est parfois le moyen de garder la magie qu’il y a dans certains lieux. L’emplacement précis du lieu de naissance de Bouddha est dans un bâtiment qui n’a rien d’exceptionnel et c’est finalement mieux ainsi. Je me recueille devant cette fameuse pierre. Il n’y a personne et l’ambiance est mystique à souhait.

Je ressors un petit peu sonné par l’émotion. Depuis le temps que je lisais des livres à ce sujet, me voilà devant ce lieu qui mélange légende et mystère … tout ce que j’aime.

Photos

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