J74 -> 81 : Katmandou dur dur !

Katmandou

Ah Katmandou, charmante ville à l’atmosphère agréable. Depuis 7 heures du mat, j’entends le doux bruit de la scie circulaire et de la masse dans l’immeuble face à mon hôtel mêlée au bruit continue des klaxons. J’avais pourtant choisi une rue calme. Faut croire que c’est pire dans les autres rues.

La fin de ma liberté conditionnelle approche. Encore assez de temps pour réaliser plein de projets mais maintenant, je commence à compter le temps qu’il me reste. Fini les aventures de plusieurs semaines sans réfléchir, maintenant je dois prévoir et ma liberté s’amenuise.

Le retour à la réalité de Kathmandu fut aussi une épreuve après l’expérience Vipassana. Après la joie reviens le choc de la plus bruyante des villes du Népal. Après un petit coup de blues, je me reprends en main pour dévorer les derniers jours qu’il me reste au Népal et en apprécier chaque bouchée. C’est aussi ça le voyage, des hauts et des bas. Des rencontres qui ne m’ont pas été profitable, des hôtels miteux avec l’eau qui pue le soufre bref, je trouve après plusieurs essais un hôtel avec un accueil sympa mais malheureusement assez bruyant le matin. Je me résigne à subir et à oublier les grasses mats.

Je profite de l’expérience Vipassana pour renouveler mon regard et prendre un immense plaisir avec la photo. Allez je me lance, je loue une moto et m’évade des rues de Kathmandu (c’est la FOLIE !!!) pour reprendre la route vers Pokhara. Une idée qui me trottait dans la tête. J’avais aperçu sur la route des usines de brique isolées au milieu des rizières. Autant vous dire que mon appareil photo ne demandait que ça. Alors je repars sur la route pour retrouver cet endroit au milieu de nulle part. Malheureusement, l’usine est fermée. Tanpis, je m’amuse avec les enfants des alentours qui sont toujours heureux d’être pris en photo, que du bonheur !

Je profite de mon temps libre pour aussi visiter les sites touristiques de la vallée de Katmandou. Malgré la moto, le trajet est long et fatiguant. Bras crispés, l’œil partout, la poussière dans la gueule, les klaxons dans les oreilles, le plan de Katmandou sur les genoux, c’est un peu les sensations que l’on a sur une 125cc dans les ruelles défoncées ultra étroites et pleines de piétons et de Rickshaws où slalom et klaxon s’imposent. Mais bon ça vaut quand même le coup d’éviter les négociations avec les taxis et avoir les trésors architecturaux à porter de main.

Me voilà donc à explorer différentes places comme :

  • Swoyambonath ou le temple des singes
  • Boudhanath, le plus gros stupa du monde
  • Bhaktapur, ville à 10 bornes de Katmandou qui à garder son charme authentique
  • Pashupatinath, site de crémation hindouiste

Mais le principal problème pour moi, c’est la route. Il est impossible de se repérer dans cette p***** de ville et j’en arrive même à abandonner certains de mes objectifs. Heureusement pas les plus importants mais ça reste frustrant de passer 2 heures dans la poussière et les bouchons sans arriver à ses fins.

Je ne vais pas vous racontez ce que j’ai ressenti dans ces différentes places car ce n’est pas le plus important à mon goût, vous verrez sur les photos qui sont plus parlantes. Je vais plutôt dédicacer cet article à mes rencontres dans le quartier touristique de Katmandou, le fameux Thamel.

Me voilà donc comme tout bon voyageur solitaire à prendre mon café en terrasse des bars qui longent la rue principale et forcément, entre touristes, on fait des rencontres, pas les meilleurs malheureusement.

Entre un touriste Français un peu fou qui veut traverser la frontière Tibétaine à pied avec son Khukuri (couteau traditionnel Népalais) (lui il m’a fait peur), deux allemandes capricieuses qui veulent à tout prix toucher l’Everest (encore des futures victimes du mal des montagnes), une classe entière d’HEC 1ère année qui squatte mon hôtel en se défonçant la tête tous les soirs et qui ferment le verrou de ma porte de l’extérieur (est ce que j’étais aussi con à leur âge ? … j’espère pas !).

Bref je n’ai pas été très chanceux dans mes rencontres c’est dernier temps et c’est dur de trouver quelqu’un avec qui partager ses expériences simplement. Heureusement, la Vipassana Team que j’ai lâchement abandonné revient dans les rues de Thamel et c’est avec plaisir que je retrouve l’Anglais, le Danois et l’Américain qui partageait ma chambre. Cette fois nous pouvons enfin parler et partager notre expérience qui fût d’un commun accord très enrichissante.

Malgré l’enfer de la ville, c’est dur de partir. Depuis quelques jours, je subis un rhume que je n’arrive pas à guérir avec la poussière qui vole dans la ville et j’avoue que la motivation baisse considérablement quand la pleine forme n’est pas avec nous.

Allez Vivien, on se motive et on repart pour la dernière grosse aventure de mon séjour ici.

Je fini mes derniers préparatifs et je m’en vais prendre 10h de bus local dans la gueule dès demain matin. Une bonne solution pour me remettre de mon rhume et de retrouver ce goût si subtile qu’est l’aventure. A bientôt, dans quelques semaines … avec encore de nouveaux sommets gravées dans ma rétine.

Photos

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Une réponse à “J74 -> 81 : Katmandou dur dur !

  1. Les coups de blues, c’est mieux avec une guitare! … Et oui, restes plutôt entouré de personnes enrichissantes.

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