J109 -> 111 : Gai Jatra

Après mon arrivé en héro dans Katmandou à traverser des rivières de boues à moto sous les pluies de la mousson Népalaise sur les routes défoncés surpeuplé de camion déglingués … ouai j’en fais peu être un peu trop mais c’était quand même bien la merde … me voilà de nouveau à Thamel mais cette fois, je n’y reste pas … oh non non non.
Direction Bouddhanath, le plus grand stupa du monde qui me semble une place plus calme … il me semble.

Bouddhanath

Malheureusement, j’ai la très mauvaise idée de vouloir un hôtel à côté d’un monastère. Je me dis calme et tranquillité pour ces derniers moments au Népal, c’est parfait.
Et oui mais j’avais oublié que la vie monastique n’est pas tout à fait compatible avec la mienne. C’est la cloche à 4 heure du mat qui réveille tous les chiens errants des rues et qui me font un formidable concert d’aboiement. Merci moines.
Bon je me résigne à accepter à condition de forçat monastique dans ce dernier hôtel car j’ai perdu tout espoir de trouver une place reposante dans cette ville de fou. Je découvre petit à petit les petites surprises qui sont le lot de chaque nouvel hôtel au Népal : pas d’eau chaude et encore … quand il y a de l’eau, extinction des feux à 22h, ronflement des moines qui séjourne avec moi ici.
Bref une place épuisante et fatigante, je n’arriverai malheureusement pas à me reposer avant mon retour, ce qui me fera d’autant plus apprécier mon retour en France.
Heureusement, quelques amis Népalais sont là pour me divertir et me faire découvrir les festivités locales : Gai Jatra, le festival de la vache. Fête de la caste Newar pour célébrer les défunts de l’année passée.
Je retourne à Basantapur, le Durbar Square de Katmandou avec ma famille d’accueil ici à Katmandou. La place est surpeuplé et c’est difficilement que j’arrive à suivre les petits gabaries Népalais au milieu de cette foule.

Foule à Durbar Square

Les jeunes de chaque famille portent le costume de la vache (qui ne ressemble en aucun cas à une vache) et chaque famille avance dans le flot du cortège qui fait la ronde autour de Katmandou.

Costume de Gai

Les photos des défunts flottent au dessus de la foule et les Newaris qui ne participe pas à la ronde font des offrandes à la famille en deuil.

Photo des défunts

Ce festival est un véritable melting pot de la culture Newari, la caste la plus importante du Népal et on y trouve un peu de tout. Un parapluie pas très efficace :

Tsata

Un vendeur de jouet qui en fait un peu trop :

Excessif !

Une petite diva version Nepal

Diva

Une journaliste un peu débordé par les évènements

A TV

Un … hmmmm un quoi d’ailleurs ?

?

Bref, c’est le chaos ici à Katmandou et malgré mes 4 mois passés au Népal, il y a des notions et des différences de culture auquel je ne me suis pas fait. La notion du temps par exemple.

Je suis donc ma famille d’accueil notamment pour voir le petit frère jouer du Khiiiiiiiiiii. Gros tambour et instrument traditionnel Newari. Nous arrivons à Durbar Square et nous le voyons partir faire la ronde au milieu des familles. On se pose en plein soleil sur le parvis de Durbar et on attend qu’il revienne. La seule chose que je ne savais pas, c’est que faire le tour prend environ 3 heures.

Me voilà donc à attendre, à attendre, à attendre l’arrivé du petit frère pour pouvoir le prendre en photo. C’est long, c’est très long et épuisant. Une pointe d’agacement, moi qui supporte difficilement la version statique. On apprend la patience. Au final, le petit frère revient de sa ronde.

Petit frère

Et me gratifie de son plus beau sourire en voyant que je le prend en photo. Mon agacement me paraît maintenant bien ridicule à côté du bonheur que j’ai pu apporté à cette famille de Katmandou, et à moi-même par la même occasion.

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Une réponse à “J109 -> 111 : Gai Jatra

  1. La patience commence avec des larmes, et à la fin, sourit… (Ramon Llull)
    Je trouve que cette citation va très bien avec ton récit, surtout si on sait que cet homme finit sa vie en médiation et en contemplation…….
    On voudrait bien voir des sourires comme cela ici, le monde serait meilleur.
    Nous aussi, nous t’attendons avec le sourire, mais je ne sais pas si la patience nous accompagnera pour t’attendre à l’aéroport, car justement nous sommes impatients de te revoir…….
    Bises
    Maman

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