Archives de Catégorie: Pokhara

105 -> 106 : Down is a new up

Démarreur, klaxon, Ray Bon (la version Népal), clignotants même si inutile pour ce dernier. Me voilà de nouveau avec un réservoir de 15 litres entre les cuisses et le cul sur 150 cc et deux roues qui m’accompagneront pour le dernier Road Trip Népal. Mission cette fois, suivre la principale route du Népal, la Privithi Highway, direction Pokhara à nouveau. On the road again !!!

C’est avec une grande appréhension que je repars à 5 heures du mat de Thamel (pour éviter le trafic) et c’est avec un immense plaisir que j’arriverais à rejoindre Pokhara. Ma conduite s’est clairement amélioré et cette fois, je prend réellement plaisir à suivre les incessantes courbes de cette autoroute qui serpente inlassablement dans les contreforts de l’Himalaya. Seul la poussière reste le point déplaisant de cette aventure et j’arrive complètement noir à Pokhara. Les amis de mon hôtel ne manque pas de me charrier sur ce changement de couleur et la douche s’impose très très vite.

Et voilà la dernière phase de mon voyage, le grand finish, la dernière ligne droite avant mon retour. Et quelque chose à de nouveau à changer en moi concernant ce pays, je le ressens différemment. Le voyage est une succession d’impressions et de sensations qui nous font voir un pays à travers une petite fenêtre émotionnelle. La fenêtre change et le pays nous semble différent.

Et c’est à travers cette route que je me rend compte que j’aime profondément ce pays. 4 mois au Népal, c’est long et on retrouve souvent les mêmes choses. On s’habitue et ces paysages étaient devenu mon quotidien, ces Népalais était devenu commun. Quoi de plus normal de voir une vache au milieu de la route où un Népalais porté 80 kilos sur son front ?

Mais aujourd’hui, même si je connais ce paysage, je me rend compte qu’il est simplement beau. Des courbes qui longent des torrents de la taille d’un fleuve, des collines abruptes, des villages avec leurs armées de vendeur pour bus touristique, des tracteurs au moteur poussif, des rizières d’un vert éclatant qui brille au soleil.

On the bike

Bref, la moto au Népal, c’est vraiment incontournable. Rencontre éphémère au coin d’une table le temps d’une pause, Népalais aux grands sourires devant notre bécane et touristes aux yeux écarquillés en me voyant passer. Il faut oser mais rien de dangereux, suffit de savoir ces limites.

Ce pays est une véritable peinture vivante. Chaque paysage regorge d’une atmosphère particulière et je me surprends à vivre cette peinture à chaque instant en me disant « ça ferait un beau tableau ici ! ».

Rizière près de Pokhara

Et le voyage nous apprend un nouveau comportement vis à vis des problèmes. Il faut savoir que tout semble possible ici. Me voilà donc à réparer une pièce de ma moto chez un soudeur qui bossait dans le bâtiment

Arrêt au stand

et à prendre des photos de mon hôtel pour en faire la promotion (dans le but d’avoir une bière gratos bien sûr !).

Promo Silver Oaks

Vous me verrez donc bientôt sur les brochures du Silver Oaks Inn si vous êtes de passage à Pokhara, ce que je vous souhaite sincèrement.

 

 

 

J54 -> 56 : Recharge

Pokhara

Mais que fais-t-il encore à Pokhara ?

Hé oui, Pokhara ville centrale. Toutes les expéditions arrivent au même point et je commence à connaître la ville par cœur.

Heureusement, cette ville est parfaite pour se refaire une santé et pouvoir récupérer assez de force mentale et pouvoir repartir dans les aventures les plus insolites que propose le Népal.

C’est donc dans la hâte que je termine de mettre mon blog à jour avant de repartir demain pour l’aventure qui s’est précipité pour moi.

Cette fois c’est le grand plongeon. Encore cette peur mais l’expérience qui m’attend sera des plus enrichissantes, je ne me pose plus de questions.

Je vous réserve la surprise de cette destination sans aucun touriste cette fois. Bien sûr, pas d’internet.

J44 – J45 : Pokhara 2 le retour

Pokhara

Je passe vite sur cette période de nouveau repos et réflexion sur la suite de mon aventure. Pas de plan, c’est la liberté totale et il faut faire des choix. Je retrouve les petites places où je passais mon temps et je bouffe encore comme pas possible. Le trek, ça creuse.

Mais cette fois, le repos sera de courte durée …

PS : Oui cet article ne sert pas à grand chose !

J34 : Interrupteur

Pokhara

19h17, Switch. On prend l’interrupteur collé au cerveau, côté gauche, et on change de mode. Fini la farniente, fini les cocktails en terrasse, fini internet. Il faut bien une bonne journée de concentration pour activer cet interrupteur mental. Mon regard change et je le sens plus dure, plus rude. Il se perd dans l’horizon et je me concentre. Je m’apprête à souffrir à nouveau et je prépare mon corps à l’effort physique. Savoir s’écouter, toujours. Je me sens prêt à reprendre ma marche vers ces sommets qui m’attire. La quête de mon voyage, la montagne. Restez proche d’elle, proche de moi même. Je m’imagine sur le sentier. La chaleur, les sangsues, la pluie qui laisseront petit à petit place aux pierres, à la solitude et aux falaises abruptes qui vont m’entourer.

Je prend le chemin du sanctuaire des Annapurnas, amphithéâtre de roche et de glace qui sera le spectateur d’un nouveau défi personnel. La solitude au milieu de ces géants de glace m’attire et j’ai hâte de sentir la puissance de ces montagnes m’écraser. Machhapuchare (6993m), Annapurna South (7219m), Annapurna I (8091m), Annapurna III (7575m). Je serais encerclé dans quelques jours par ces monstres légendaires qui ont succombé  non sans pertes sous les piolets des plus grands alpinistes des années 50. Le Machhapuchare, lui, restera vierge. Le plus grand amphithéâtre naturelle au monde, certainement. On imagine difficilement plus grand.

Je garde précieusement mon appareil photo en bandoulière et m’en vais préparer mon fardeau. Je laisse une amitié suivre son chemin : Karine, je te souhaite le meilleur pour la suite, sans taquinerie cette fois.

J29 -> 33 : Agence touriste

Oui d’accord, j’arrêterai de mettre des titres à deux balles pour mes prochaines publications.

Finalement, le départ pour un nouveau trek a été repoussé. Pourquoi ? Tout simplement car j’avais la flemme. Ici on est bien et c’est dur de partir.

Je profite donc de ces jours à Pokhara pour visiter plus en détail la ville et sa région qui offre des paysages variés. Pas forcément quelque chose à visiter absolument mais des rencontres et des petites expériences qui laisse des bons, des très bons souvenirs.

En vrac ces derniers jours :

  • Pagode de la paix
  • Begnas Tal
  • Villages de réfugiés Tibétain et monastère
  • Vieux Pokhara
  • Sarangkot et Naudanda

Ici à Pokhara, on rencontre inévitablement du monde. Des népalais qui prennent soin de nous ainsi que des touristes. Et j’avoue avoir sous-estimé la richesse de ce dernier type de rencontre. Mon expérience Trek ne m’avais pas forcement donner une bonne image de nos tristes habitudes à l’étranger. Peu de respect pour les populations locales, isolement entre touristes, non respect de l’environnement.

Ici à Pokhara,  c’est différent. On rencontre :

  • Les « Trekkers », les vrais de vrais qui ne vivent que pour la montagne et qui prennent un peu de repos avant de repartir vers de nouveaux sommets. Souvent arrogant et prétentieux, il expose leur palmarès alpin lors de discutions … plutôt chiante.
  • Les « Hippies », les fumeurs de joins qui déambule lentement dans les rues et qui reste des heures en terrasse de café.
  • Les « Fêtards », que l’on ne voit jamais la journée et qui passent leurs temps dans les boîtes de nuit ou à nous faire partager leurs musiques sur les chaînes Hi-Fi  des restaurants (qui est bien sûr le bon morceau de RnB qui tape et qui fait mal … pour mes oreilles)
  • Les « Spirituelles » qui ne sont pas de notre galaxie, mais du fond de la nuit, un peu comme le Capitaine Flamme quoi !

Je sors donc un petit peu de mon autisme anti-touriste et je m’ouvre aux autres. Beaucoup de rencontres qui entraînent d’autres rencontres qui entraînent d’autres rencontres … une machine se met en marche et c’est parfois difficile de la contrôler.

Finalement, je traîne avec Karine. Une Suisse un peu festive, un peu spirituelle mais surtout complètement barge mais aussi très simple. Nous partageons beaucoup et c’est avec plaisir que je me fais une nouvelle amie … dans un pays de merde certes … mais une amie quand même (private joke). J’apprend même à pagayer avec la technique suisse :

Tout ça pour vous dire que Pokhara, c’est bon mais il faut trouver le courage de partir à nouveau. Heureusement, l’aventure reprend le dessus bientôt … très bientôt …

Photos

J27 & 28 : Back to school

Gadafu, c’est ici que l’aventure à vraiment commencée. A seulement 40 km de Pokhara (ce qui équivaut à 2h de Jeep, je vous laisserai faire la règle de 3 par la suite), ce village perdu en plein contre-fort Himalayen a été à l’origine d’une expérience riche en émotion.

Voilà maintenant plusieurs jours que je préparais ce petit projet avec Ganesh (non ce n’est pas un éléphant), un ami Népalais. L’idée est simple : fournir à l’école de son village natal de quoi travailler dignement. C’est donc armée de stylos et de cahiers que nous arrivons à bord de notre Jeep tout-terrain (vraiment tout-terrain) tel des guerriers prêts à affronter tous les dangers (non j’en fais un peu trop là).

Méfiance et précaution ont été les maîtres mots de mon aventure avant de me rendre compte de l’état de l’école du village. Les photos seront plus parlante qu’un long discours.

Nous livrons donc notre précieuse marchandise dans un cérémonial un petit peu trop appuyer à mon goût et me voilà propulser « reporter » pour une publication dans un journal local. Les népalais sont généreux … mais ils veulent que ça se sache. L’idée ne me plait pas forcement mais au final, le geste est là et j’y prend plaisir. Je mitraille un peu partout et participe à la cérémonie. Discours, remerciements et accueil plus que chaleureux. Je suis la bienvenue à Gadafu désormais.

Aussi, je vous donne l’occasion d’aider vous aussi à ce projet. Ce n’est pas dans mes habitudes de faire la quête mais je me dis que cela peut vous faire plaisir. Ce village manque cruellement de cahiers et de stylos. Vous pouvez donc, si vous le souhaitez bien sûr, m’envoyer des stylos, crayons, cahiers, règles, rapporteurs, jeux ludiques ou saucissons à l’adresse suivante :

Vivien BUDON

Hotel Silver Oaks Inn

Pokhara

Népal

Je me chargerais de leurs bonnes réceptions. N’hésitez à m’envoyer un mail si vous souhaitez plus d’information.

Si vous souhaitez envoyer un colis, je vous demande aussi de l’envoyer avant le 28 Mai car je ne resterais pas éternellement à Pokhara.

Je rentre donc à mon hôtel avec un sourire jusque là et donne les photos au « Chief Editor » pour les news locales.

Sinon petite déception quand même, mon instructeur de parapente c’est barré de l’école et il n’y a plus personne pour assurer ma progression. L’aventure parapente aura été plus courte que souhaité. Au final, ça me permet de garder les pieds sur terre pour la suite de mon aventure. C’est aussi ça le voyage, des imprévus et du répondant. Résultat, je repars en trek mais cette fois, avec des globules rouges dopés à mort et des mollets en béton armée (enfin j’espère). Départ demain … a non c’est la grève … donc départ après demain pour 10 jours de marche. Réception des colis à mon retour.

PS : Je déconne pour le saucisson, c’était pour moi en fait !

Photos

J25 & 26 : Matt … Pokhara … AH AH AH

OK je l’avoue, c’est n’importe quoi ! (pour le titre de l’article aussi)

En mettant à jour mon blog, je me rend compte que les 3 derniers jours qui étaient réservés au repos d’après-guerre … euh … trek ont finalement été la scène de mes caprices touristiques. Parapente, barque, moto, rafting. Je m’accorde donc un repos bien mérité et m’interdis toutes activités à part le levé de coude bien sûr.

Me voilà donc en train d’errer dans les rues de Pokhara, siroter des jus de fruits de terrasse en terrasse et discuter avec les serveurs qui sont toujours curieux de nous parler. Et me voilà pour la première fois complètement seul confronté à moi-même. Le reste de l’aventure ne dépend que de moi et je réfléchi aux opportunités qui s’offrent à moi … et elles sont innombrables et c’est tant mieux.

Mais voyons, je suis à Pokhara depuis plusieurs jours maintenant et je ne vous l’ai toujours pas présenté (oui c’est un pote). Pokhara où plutôt Lakeside. Quartier hautement touristique de Pokhara où se dégage une atmosphère très calme le jour et très festive la nuit. Beaucoup de groupes de rock jouent dans les très nombreux bars qui donnent sur la rue principale et les restaurants ont tous une atmosphère très « Lounge » comme on dit quand on est « in » à Paris. Canapé, salon tibétain, chaise longue en terrasse. Vous l’aurez compris, Lakeside, c’est l’endroit touristique par excellence et nombreuses sont les activités proposés. D’ailleurs ici c’est « the place to be » pour les parapentistes. Je vais d’ailleurs profiter de ce lieux de rêve pour me perfectionner un petit peu plus tard dans cette discipline.

Pokhara c’est aussi et surtout le début de ma véritable aventure. Dominée par le Machhaphuchhare (6993m), sommet sacré qui n’a jamais été gravi, c’est ici dans les terrasses de bars que je réfléchi à la suite, n’ayant aucun plan précis. J’évite un maximum les touristes et préfère l’accueil Népalais, beaucoup plus joviale et simple. Et les idées fleurissent vite ici. Le programme que je me suis concocté ces derniers jours devrait être sympathique mais chuuuuutttttttttt … vous verrez par la suite !

Photos